Un blog sur le devoir de mémoire de mon pays l'Algérie, ma ville d'Alger, mon quartier Bab-El-Oued de 1830 à 1962. Un parcours à travers Alger la Blanche où j'ai passé mes 24 premières années de 1938 à 1962. Pour tous mes compatriotes Pieds-Noirs

AVANT-PROPOS et SOMMAIRE
Les textes qui suivent sont longs, très longs, aussi je vous ai programmé quelques pauses détentes. Vingt pages composent le menu. Sachez en profiter en allant jusqu'au bout, cela en vaut peut-être la peine. Vous y ferez peut-être des découvertes ou bien simplement retrouverez des lieux jadis fréquentés, qui vous rappelleront votre jeunesse dans ce qui fût notre paradis et qui devint notre enfer.
Je vous propose une ballade historique, à travers quelques rues de notre capitale Alger (latitude Nord 36° 47', longitude Est 0° 44'), une manière de faire du tourisme au travers de nos souvenirs d'enfance.
Au fil de la ballade, nous voyagerons également dans le temps de 1830 à 1962, dans un désordre total, au gré de mes souvenirs et de mes trouvailles.
Nous ne sommes que des étoiles filantes, alors empressons-nous, avant qu'il ne soit trop tard, de témoigner de ce qui était notre vie "Là-Bas" car bientôt (aux environs de 2062 au mieux), il ne restera plus de témoins vivants de notre saga dans ce beau pays qui fût le nôtre. Écrivons pour transmettre la mémoire de notre quartier Bab-El-Oued et de notre belle ville d'Alger. Au fil du temps, au fil des idées, au fil de la "Nostalgérie", nous qui sommes des victimes culpabilisées.
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La complainte du pauvre Rutebeuf
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La complainte de nous z'ôtres |
Cette saga sera en perpétuelle mutation, au fur et à mesure de mes découvertes. Les nouveautés vous seront signalées dans la rubrique "News" du menu.
Bonne lecture, et surtout n'hésitez pas à m'aider. Je vous demande beaucoup d'indulgence, j'écris comme je parle. Merci de votre compréhension.
En avant-propos de mon récit, voici donc quelques mots pour vous situer ce qu'était mon quartier Bab-El-Oued. Faubourg Nord de la ville d'Alger, c'était le quartier populaire par excellence. Son implantation la plus ancienne a commencée avec les carriers venus d'Espagne qui donnèrent les premiers coups de pioches dans ce qui allait devenir la carrière Jaubert. Alger avait besoin de pierres pour ses constructions. Ce fut-là, le premier quartier de Bab-El-Oued, La Cantera (la carrière).
Le deuxième quartier se développa un peu plus bas, par la construction de La Bassetta (le bassin) pour les chevaux des carriers qui allaient livrer les pierres pour la Ville. L'eau arrivait de la Bouzaréah, grâce à l'Oued M'Kacel qui allait se jeter du côté de Nelson.
Puis ils installèrent des moulins, et l'endroit devint le quartier des Moulins, tout simplement.
Ensuite plus bas encore ils construisirent une pompe (quartier de la Pompe où nos ancêtres allaient s'approvisionner en eau).
Puis pour les transports ils créèrent un emplacement, ce fut «Les Messageries», un autre quartier de B.E.O. Plus tard à cet emplacement nous trouverons La Gare.
Ils continuèrent par le quartier de La Consolation, sur le chemin du cimetière de Saint-Eugène, avec des bars pour se "consoler" de la perte d'un être cher.
Cantéra, Bassetta, Moulins, Pompe, Messageries, Consolation» etc… des noms qui résonnent agréablement à nos oreilles…
Cliquez sur l'image pour agrandir

Du lycée Bugeaud au cimetière (de Saint-Eugène) et du Triolet à la pointe El-Kettani, voici notre "Bablouette"
Les bases étant jetées, le grand Bab-El-Oued s'agrandit pour devenir ce que nous avons connu, un village de près de 100.000 âmes. Voilà en raccourci la naissance de notre quartier, que nous avons chéri et qui a bien changé maintenant, si j'en crois certains échos.
Juste deux mots d'histoire encore sur notre belle ville d'Alger la Blanche. Bâtie en 960 sur les ruines d'Icosium, ancienne ville romaine, par Bologhine Ibn Ziri, la ville prit le nom de Djezaïr Beni Mezghanna ou Les Îles des Mezghanna. Pour les Espagnols ce fut Alguère. Pour nous tous ce fut Alger et cela le restera à jamais.
* (à venir très prochainement)
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